[Refaire le monde] L’institution la plus puissante de nos sociétés ne pouvant être laissée en dehors du champ démocratique, l’exécutif espagnol veut permettre aux travailleurs de participer à la gestion de l’entreprise.
Par Isabelle Ferreras

Parfois perçue comme un laboratoire des crises économiques européennes, et plus récemment comme un modèle de résilience, l’Espagne s’attelle aujourd’hui à une ambition d’une autre nature, plus profonde et potentiellement plus disruptive : réformer l’architecture même de ses entreprises.
Sous l’impulsion de sa vice-présidente et ministre du Travail, Yolanda Díaz, le gouvernement de Pedro Sánchez a décidé de s’attaquer à un article quasiment oublié de sa propre Constitution, l’article 129.2. Ce dernier enjoint les pouvoirs publics à « promouvoir efficacement les différentes formes de participation dans les entreprises » et à « faciliter l’accès des travailleurs à la propriété des moyens de production ».
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